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Essai – Kia Sportage 2.0 CRDi : Un 4×4 qui a du punch

KIA est la seule marque à garantir ses véhicules 7 ans, gage de foi dans leurs produits. Cette confiance est-elle à la hauteur pour une clientèle exigeante ?


  • 4 cylindres diesel, 1’995 cm3
  • 184 CV à 4’000 t/min
  • 392 Nm de 1’800 à 2’500 t/min
  • Boîte de vitesses automatique, 6 rap.
  • Vitesse maxi : 195 km/h
  • 0 à 100 km/h en 9.8 sec.
  • Poids : 1’787 kg
  • Long./larg./haut. (mm): 4’440 x 1’855 x 1’645
  • Conso. mesurée : 9.3 l./100 km
  • Emissions de CO2 : 189 g/km (E)
  • dès CHF 41’950.-, modèle essayé: CHF 51’615.-


Texte et photos : Steve Waelti


 

Kia s’est mis en tête de nous proposer un SUV à l’allure sportive,  ça commence donc par son nom : le Sportage. Le look lui aussi est au rendez-vous et qu’en est-il donc du reste ?

 

A l’extérieur

Dans sa livrée Techno Orange, difficile de ne pas le repérer immédiatement alors qu’il est garé au milieu de voitures grises et blanches. Cette couleur souligne son style sportif et ses courbes. La ceinture de caisse haute donne un aspect massif et musculeux au Sportage. Son design est fortement imprégné du Concept Kia Kue présenté au Salon de Détroit en 2007.

L’avant, très expressif, flanqué de ses larges feux soulignés par des LED est très réussi. Sa large calandre chromée ajoute une touche chic à l’ensemble. L’arrière est moins expressif, mais pas moins réussi pour autant. Il reprend les mêmes codes que l’avant avec la ceinture de caisse et les feux de bonne dimension débordant du hayon. De profil, impossible de ne pas remarquer les larges jantes diamantées et les touches de chrome. Les épaules hautes et le vitrage étroit sont des codes stylistiques normalement réservés aux véhicules sportifs, les designers de Kia ont réussi à l’appliquer ici avec succès.

Il n’y a pas à dire, ce Sportage est très réussi. Il y a beaucoup de concurrence sur ce segment et l’esthétique est un facteur très important. Et sur ce point, le Kia Sportage n’a rien à envier à la concurrence.

 

A l’intérieur

Notre modèle d’essai est paré de la finition « Style » qui comprend entre autres l’intérieur cuir, la climatisation automatique à deux zones et le pare-brise chauffant. Nous avons également droit au système multimédia piloté par écran tactile et la caméra de recul. L’équipement est très complet et la finition correcte. Les plastiques sont un peu durs, notamment sur la casquette des compteurs et la console, mais ils sont bien assemblés et les petites touches de chrome égayent un peu cet intérieur triste. Difficile de dire si les plastiques vieilliront bien, mais les véhicules de presse sont rarement ménagés et pour le moment, pas de signe d’usure prématurée. Au final, on se situe dans les standards du marché, mais il y a mieux.

Le toit panoramique est comme toujours une option agréable qui apporte une belle luminosité, autant aux places avant qu’à l’arrière, un petit plus appréciable. Il a la particularité de pouvoir être totalement occultable, ce qui permet de ne pas cuire en été. Les places arrière sont assez spacieuses pour qu’un adulte y soit confortablement installé. Le généreux coffre de 564 l. permet de partir en famille sans obliger Madame à restreindre ses envies vestimentaires. Une fois les sièges arrière repliés, le coffre affiche 1353 l. avec un fond presque plat et un seuil de chargement large et bas, ce qui le rend apte également pour jouer les déménageuses.

 

Sous le capot

La Suisse est un marché particulier en matière automobile. Alors que le Sportage existe chez nos voisins en quatre motorisations, chez nous, seulement deux sont présentes au catalogue avec une cylindrée de 2.0 l., soit essence avec 163 CV, soit diesel avec 184 CV. Tous deux sont des quatre cylindres seize soupapes et peuvent être accouplés à une boite automatique à six rapports. Si vous préférez une boite manuelle, elle aura cinq rapports sur la version essence et six pour le diesel.

Le Sportage est doté de série en Suisse de quatre roues motrices, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays, et d’un mode « Lock » qui bloque la répartition du couple à 50:50 entre les essieux avant et arrière. Il est également possible de tracter 750 kg pour une remorque non freinée ou jusqu’à deux tonnes avec une remorque freinée. L’équipement de base comprend évidemment l’ABS, l’ESP et un filtre à particules (diesel). Le V6 a définitivement disparu du catalogue, normes antipollution obligent.

 

Au volant

Notre modèle avait le réservoir rempli de gasoil et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris par la vivacité de l’ensemble moteur/boîte. L’auto est particulièrement nerveuse et volontaire et le fait sentir, si bien qu’il est difficile de croire subjectivement que l’exercice du 0 à 100 km/h prend presque dix secondes.

La boîte automatique n’est clairement pas au niveau des nouveaux standards érigés par ses sœurs à double embrayage, mais elle est bien étagée et suffisamment réactive. Le bouton « Eco » va influencer la loi des passages de rapports afin de garder le régime moteur plus bas tandis que le mode séquentiel permet de hausser le rythme, raisonnablement. Le couple généreux de 383 Nm disponible dès 1800 t/min permet des reprises énergiques. J’ai également apprécié cette réserve de puissance hors des sentiers battus, notamment lorsqu’il faut grimper ou s’extirper d’une situation délicate. En effet, ne vous laissez pas tromper par son allure de crossover fashion, le Sportage est la troisième génération d’une famille dont l’ADN est teinté de franchissement et de offroad. Preuve en est avec l’aide au démarrage en côte et l’aide à la descente. Alors certes, ce dernier modèle perd trois centimètres de garde au sol à créditer à son look sportif, mais ne il ne démérite pas pour autant. J’ai eu l’opportunité de m’aventurer dans des terrains boueux, défoncés, à forte déclivité et jamais je n’ai eu l’impression de mettre le véhicule en défaut. Le Ford Kuga que je vous présentais l’année dernière n’était pas capable d’en faire la moitié.

Mais revenons à des considérations plus réalistes : peu achèteront le Sportage pour faire du franchissement, il existe des véhicules bien plus adaptés à cela malgré tout. Sur route, si le moteur ne souffre pas de la critique, le châssis par contre manquera un peu de rigueur dans les courbes rapides ou les enchaînements. C’est certainement le prix à payer pour ses aptitudes sur routes moins lisses. La direction manque un peu de communication, mais rien de rédhibitoire.

La consommation mesurée de 9,3 l. aux cent kilomètres est légèrement au-dessus des valeurs annoncées, mais c’est surtout la petite taille du réservoir (58 l.) qui vous obligera à faire le plein tous les 500 km, c’est dommage.

Et qu’en est-il du confort me direz-vous ? Je vous répondrais : très satisfaisant ! En effet, l’auto est bien amortie et les sièges sont fermes mais confortables. Leur maintien est bon et la gêne absente, même après avoir avalé un grand nombre de kilomètres. L’habitacle reste assez silencieux, même si au ralenti les claquements distinctifs du moteur vous rappellent que vous êtes propulsés par un diesel. Au final, j’ai aimé me retrouver à son volant, tant pour les trajets quotidiens que pour des voyages plus longs.

 

Verdict

Ce Sportage est une surprise. Oui, il a quelques défauts, mais il s’agit d’un SUV esthétiquement très réussi, très agréable à vivre, fonctionnel et polyvalent. Le rapport qualité-prix est intéressant, d’autant que l’entretien et les services restent raisonnables. Ajoutons à cela que les tests EuroNcap sont passés avec le maximum de cinq étoiles et, au risque de me répéter, que le véhicule est garanti sept ans ou 150’000km, au premier des deux termes atteints. Ajoutez à cela l’agrément moteur, dois-je le dire ? J’ai beaucoup aimé.

 

 

Prix et principales options – Kia Sportage “Style”

Prix de base : CHF 44’950.-

Peinture “Techno Orange” : CHF 690.-

Toit vitré panoramique : CHF 1’750.-

Système de navigation Fullscreen avec caméra de recul : CHF 2’250.-

Aide au stationnement automatique et compteurs rétro-éclairés “Supervision” : CHF 650.-

Smart Key & bouton de démarrage : CHF 850.-

Vitrage Privacy : CHF 475.-

Prix TOTAL : CHF 51’615.-


Pour partager vos impressions, rendez-vous sur le forum UltraSportives.

 

Nos remerciements à KIA Motors AG pour le prêt de ce Kia Sportage “Style”.

 

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