Essai – Fiat Grande Panda Hybrid : Revisite et modernisation d’une l’icône italienne
Lancée au début des années 80, la Fiat Panda est un véritable mythe, notamment en Italie où elle fait partie du patrimoine automobile. Après trois générations, la petite transalpine revient sur le marché, dorénavant dénommée Grande Panda. Nous l’avions découverte il y a quelques mois dans sa version 100% électrique, il est temps aujourd’hui de prendre le volant de la déclinaison thermique pourvue d’une hybridation légère.

Texte : Sébastien Morand / Photos : Claude-Alain Ferrière, Sébastien Morand
Totalement fan de la légendaire Panda 4×4 première du nom – et après vous avoir proposé un essai de la troisième génération en version Cross 4×4 – il me tardait de prendre le volant de la nouvelle Grande Panda.
Certes, elle n’est plus totalement italienne puisque basée sur la plateforme CMP du groupe Stellantis, déjà largement déclinée sur le segment avec la Peugeot 2008, l’Alfa Romeo Junior, le Jeep Avenger, la Citroën C3 Aircross et bien d’autres. Comme les modèles précédemment cités, la Fiat Grande Panda se la joue « mini-crossover » sans pour autant disposer d’une transmission aux quatre roues. Il y a quelques rumeurs sur l’arrivée prochaine d’une version 4×4 – parfaitement envisageable puisque l’Avenger 4xe et le Junior Ibrida Q4 existent – et ce serait un joli clin d’œil à sa mythique aïeule.
On verra bien ce que l’avenir nous réserve mais concentrons-nous sur celle qui nous intéresse aujourd’hui, la Grande Panda Hybrid.



A l’extérieur
Dès le premier regard, difficile de rester indifférent à cette Grande Panda. Les avis divergent et le look de la petite italienne ne fait pas l’unanimité mais pour ma part, je trouve qu’elle sait mettre en avant son héritage en me faisant immédiatement penser à la première génération, avec une modernité d’aujourd’hui.
J’aime beaucoup la teinte « Giallo Limone » de notre voiture d’essai qui affirme son style amusant et amène de la gaité dans un paysage automobile plutôt morose. Ainsi habillée, la Grande Panda se démarque dans la circulation et les regards jetés pendant mon essai confirment qu’elle attire l’œil des passants.
Au-delà de la couleur, avec ses formes cubiques, les designers ont su faire renaître l’esprit de la première Panda avec un grand nombre de références, comme l’avait relevé mon collègue lors de notre premier contact de la déclinaison électrique. Mention spéciale aussi aux signatures lumineuses des phares avant et arrière ; c’est hyper original, j’adore !
La face avant mélange futur et histoire. C’est très réussi, on dirait presque un concept car. Je trouve vraiment chouette de reprendre l’ancien logo Fiat à différents endroits mais aussi d’intégrer le nom Panda avec beaucoup de style sur les flancs et le coffre. La Grande Panda ne cherche pas à impressionner mais il est difficile de ne pas tourner la tête et d’avoir le sourire en la voyant.









A l’intérieur
En s’installant à bord, le sentiment est à l’image de sa robe : relativement simple mais franchement sympathique. L’ambiance est loin d’être austère et ne laisse pas indifférent. Certes, pour certains, c’est un peu trop enfantin mais pour ma part, je trouve que c’est hyper ludique et ça me procure immédiatement un sentiment de bien-être.
Les matériaux et leur présentation sortent du lot, à l’image de l’espace de rangement en bambou situé au-dessus de la boite à gants, l’encadrement du tableau de bord en plastique jaune transparent et les sièges habillés de bleu et de beige avec quelques touches de jaune. Rien de tel pour vous mettre de bonne humeur même les jours où le ciel est plutôt gris dehors.
On pourrait reprocher un aspect peu qualitatif – notamment avec beaucoup de plastiques durs – mais les nombreux éléments colorés, comme par exemple les panneaux de portes bleus, diminuent le sentiment de « bon marché » dérangeant. Sans compter qu’au vu des tarifs, il n’y a rien à redire.
Tout comme à l’extérieur, on trouve quelques clins d’œil à l’histoire de la Panda qui rappellent que même si la Grande Panda est totalement nouvelle, elle assume son rôle de descendante de la lignée.
L’interface de l’infodivertissement est plutôt sommaire mais toutes les fonctionnalités sont bien présentes et là encore, aucun reproche à lui faire. Je suis très surpris du confort des assises, même lors de longs trajets ; on est bien installé dans les sièges, c’est à relever pour une auto qui se positionne avant tout comme une citadine.
Je note encore qu’avec un coffre proposant un volume de 412 litres sur la version Hybrid contre 361 litres pour le modèle électrique, il s’agit de l’un des plus généreux du segment. Comme sur la Grande Panda Elettrica, en rabattant la banquette arrière, le volume de chargement atteint 1’366 litres.









Sous le capot
Pour mouvoir cette Grande Panda Hybrid, on trouve un moteur essence 1.2 litre PureTech associé à une transmission eDCT (double embrayage) à 6 rapports. L’ensemble, pourvu d’une hybridation légère, offre une puissance de 110 ch pour un couple de 205 Nm.
Sur le papier, ce n’est pas extraordinaire mais à l’utilisation, le trois cylindres démontre un agrément acceptable. Un peu poussif lorsqu’on le sollicite franchement sur une petite route de montagne, il joue à merveille son rôle en milieu urbain et s’avère suffisant sur autoroute pour régater au milieu de la circulation dense qu’on peut retrouver entre Genève et Lausanne. D’ailleurs, je constate que bon nombre de conducteurs, notamment de « grosses » allemandes, ont bien peu d’égard face à notre petite italienne, comme si rouler en Fiat me plaçait automatiquement dans une autre catégorie. C’est bien regrettable mais pas vraiment surprenant…
Comme cité en introduction, il n’y a pas de déclinaison 4×4 pour le moment ; j’espère que ça viendra, pour renforcer le lien avec la première Panda mais aussi pour le marché italien où les précédentes versions 4×4 étaient très prisées. La boîte à vitesses dispose d’un mode « L » qui permet de maintenir un régime moteur légèrement plus élevé. Je n’y ai pas trouvé un grand intérêt mais d’après le constructeur, il permet de moins solliciter les freins.
Au niveau de la consommation, alors que la fiche technique annonce 5.4 l/100km en cycle mixte WLTP, j’ai pour ma part mesuré une moyenne de 6.03 l/100km. C’est plutôt honorable et avec un réservoir de 44 litres, on peut espérer une autonomie approchant les 700 km.



Au volant
Bien installé aux commandes, j’apprécie le potentiel de cette Grande Panda en arpentant de long en large les villes de Genève et Lausanne. Très maniable, compacte et facile à placer, elle coche toutes les cases de la citadine idéale. Avec son look qui sort du lot, c’est un régal de la voir évoluer dans les rues encombrées des centres-villes.
Le confort est globalement très correct. La mécanique est un peu sonore mais en adoptant un rythme cool, on bascule vite en mode électrique et le silence fait merveille. Les suspensions, un peu fermes, peuvent se montrer sèches sur chaussée imparfaite mais encore une fois, en regard du segment et du tarif de la voiture, difficile de vraiment lui en tenir rigueur.
Je note quand même un léger flou dans la direction et un manque de remontée dans le volant ; vous connaissez mon exigence à ce niveau mais à l’utilisation, ce n’est finalement pas trop pénalisant. Car il est bien clair que la Grande Panda n’est pas une sportive et dès les premiers tours de roues, on comprend qu’il ne faut pas s’attendre à beaucoup de velléités dynamiques. Dès lors, on puise dans la bienveillance de son habitacle coloré et on se détend au volant en roulant cool.












Verdict
La Fiat Grande Panda Hybrid n’est pas parfaite. Elle est un peu bruyante, sa suspension pourrait être plus aboutie et sa qualité perçue est en retrait comparée à certaines concurrentes. Cependant, au regard du prix qui démarre à CHF 20’990.- pour la version Hybrid et avec son look hyper fun, je trouve la mission parfaitement remplie, avec une auto très attachante. La petite italienne permet d’aborder ses déplacements d’une manière différente, avec beaucoup de bonne humeur, de quoi donner le sourire à son volant. On ne choisit sans doute pas la Grande Panda pour sa fiche technique mais plutôt pour son esprit décalé et cela sans se ruiner. Rien que pour cela, elle mérite qu’on s’y attarde et croyez-moi, vous pourriez être surpris.
D’ailleurs, il semblerait que je ne sois pas le seul à être séduit puisque la Grande Panda vient de remporter un prix de l’Autobest Conquest Award 2026, un concours organisé par une association indépendante représentée par un jury de journalistes issus de 32 pays européens ; la Fiat Grande Panda s’est imposée dans la catégorie « Best Car Design of Europe ».









Prix et options – Fiat Grande Panda “La Prima” 1.2 Hybrid 110 PS eDCT
Prix de base : CHF 23’990.-
Coloris extérieur “Giallo Limone” : CHF 700.-
Prix TOTAL : CHF 24’690.-






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Nos remerciements à Stellantis / Astara (Fiat Suisse) pour le prêt de Fiat Grande Panda Hybrid, ainsi qu’au Garage Klaus à Düdingen pour leur soutien logistique.












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