07 October 2026
2026-10-07
Après l’Enyaq et l’Elroq, Skoda complète son offensive électrique par le bas avec l’Epiq. Dévoilé il y a quelques semaines, nous avons l’occasion de prendre en main ce petit SUV sur les routes du sud de l’Allemagne et de l’Autriche.

Texte : Jacques-Antoine Dayer / Photos : Jacques-Antoine Dayer, DR
Le Skoda Epiq vise à rendre l’électrique accessible au plus grand nombre. Le prix d’appel est très attractif, avec le modèle 35 affiché dès CHF 25’900.-. Ce SUV urbain compact n’a rien d’un simple exercice de style, il est pensé comme la porte d’entrée du groupe dans la mobilité électrique.
Dans de nombreux marchés, la version d’entrée est à parité tarifaire avec son équivalent thermique, la Fabia. Une aubaine pour attirer la clientèle qui hésite encore à franchir le pas de l’électrique faute de budget suffisant.



Esthétique
Sur le plan stylistique, l’Epiq marque une étape : c’est le premier modèle Skoda de série à intégralement adopter le nouveau langage dénommé « Modern Solid ». On y retrouve la face avant Tech-Deck Face noir brillant mais surtout une nouvelle signature lumineuse en forme de T appelée à devenir le signe de reconnaissance des SUV de la marque. A l’arrière, un même motif en T encadre le lettrage Skoda dans un esprit épuré et fonctionnel revendiqué par Oliver Stefani, responsable du design.
Côté gabarit, l’Epiq reste compact : 4.171 mètres de long, 1.798 de large et 1.581 m de haut pour un empattement de 2.601 mètres. Il intègre un important travail aérodynamique, avec notamment des volets de calandre actifs, l’optimisation de l’écoulement des flux d’air autour des roues « Air Curtains », des soubassements optimisés et un diffuseur arrière. Le tout permet d’atteindre un Cx de 0.275, un chiffre que Skoda revendique comme une référence dans cette catégorie.






L’argument massue de l’Epiq est de proposer une habitabilité importante malgré son format urbain. Il dispose d’un coffre de 475 litres complété par un frunk de 25 litres sous le capot avant (disponible selon les versions) et par plus de 28 litres de rangements répartis dans l’habitacle. La planche de bord suit la philosophie « Modern Solid », avec des lignes épurées, des commandes intuitives et des matériaux durables.
Pour la première fois chez Skoda, on relève l’absence de cuir animal ; le similicuir maison, baptisé Techtona, habille le tableau de bord et les panneaux de porte tandis que les textiles sont issus à 100 % de polyester recyclé. Quatre ambiances intérieures sont proposées, de la sobre Studio à la plus cossue Suite avec sellerie Suedia.






Sous le capot
L’Epiq est construit autour de la plateforme MEB+ du groupe VW, plateforme partagée avec les VW ID.Polo et ID.Cross ainsi que la Cupra Raval. Deux capacités de batterie sont proposées. La plus petite, de technologie lithium-fer-phosphate (LFP), affiche 38.5 kWh bruts (37 kWh nets) et équipe les versions Epiq 35 et Epiq 40, toutes deux créditées d’environ 310 km d’autonomie et d’un couple de 267 Nm pour des puissances respectives de 85 kW (116 ch) et 99 kW (135 ch). La version haut de gamme, l’Epiq 55, reçoit une batterie Lithium-Ion nickel-manganèse-cobalt (NMC) de 55 kWh bruts (52 kWh nets) associée à un moteur de 155 kW (211 ch) et 290 Nm pour une autonomie annoncée à 430 km. Côté recharge rapide (CC), pour passer de 10% à 80%, Skoda annonce 33 minutes pour l’Epiq 35, 23 minutes pour l’Epiq 40 et 24 minutes pour l’Epiq 55.
Le Skoda Epiq inaugure également deux technologies inédites sur ce segment de prix : la conduite à une seule pédale avec intensité de régénération réglable et l’alimentation électrique bidirectionnelle (V2L et V2H), permettant d’alimenter des appareils externes ou, via une wallbox compatible, tout un foyer. La capacité de remorquage de cette citadine est de 1’200 kilos freinés, un chiffre intéressant pour une citadine électrique.
Sur le plan technologique, l’Epiq ne fait pas de compromis. Elle propose de série un système d’infodivertissement basé sur Android Automotive – avec écran de 13 pouces et assistant vocal boosté à l’intelligence artificielle – et une clé digitale. En option, on peut l’équiper de phares LED Matrix, d’un toit panoramique, d’un système audio Canton ou encore de caméras d’aide au parking.






Au volant
Je suis agréablement surpris par la conduite du Skoda Epiq 55. L’intérieur est dépouillé mais ne fait pas bon marché. Les choix de couleur et de matières conjugués avec les détails « Simply Clever » de Skoda en font une voiture chaleureuse à vivre. On peut d’ailleurs imprimer soi-même des pièces en 3D qui s’adaptent au tableau de bord pour faciliter les rangements.
Au volant, à l’instar de toutes les voitures électriques, elle fait preuve d’une bonne vivacité avec des accélérations franches. Elles sont parfois si franches que le train avant a du mal à transmettre tout le couple à la chaussée. En accélérant à fond, j’observe des réactions dans la direction dues à des pertes de motricité momentanées. Sinon, la bonne surprise vient du confort, en net progrès par rapport à certains modèles basés sur la plateforme MEB, comme la VW ID.3.
Skoda annonce une consommation de 14.0 – 14.2 kWh/100 km. L’autonomie correspondante est de 425 – 431 km. Notre brève prise en main ne nous permet pas de valider précisément ces valeurs mais vu l’autonomie affichée à notre compteur à la fin de notre trajet, au moins 350 km sont réalisables en conduite normale.






Verdict
Comme indiqué plus haut, les prix d’appel sont intéressants, avec un Epiq 35 disponible dès CHF 25’900.-. Le Skoda Epiq 55 First Edition que nous avons conduit est affiché à partir de CHF 40’000.-. Entre les deux, l’Epiq 40 démarre à CHF 29’300.-.
Le succès commercial semble bien parti alors que Skoda indique avoir déjà enregistré plusieurs dizaines de milliers de commandes.






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Nos remerciements à Skoda Suisse SA (AMAG) pour pour l’invitation aux essais presse de ce nouveau Skoda Epiq.









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